cadeautemperance
Posté le 19.04.2008 par tontonriton
Cadeau de mon amie Tempérance. Je pourrais aussi t’appeler Tolérance ou Persévérance tellement ton courage est grand et ta gentillesse infinie. Merci d’être mon amie.
Samedi 19 avril 2008
Pour vous Mesdames.
Une légende raconte qu'au commencement du monde,
quand Dieu décida de créer la femme,
il trouva qu'il avait épuisé tous les matériaux solides dans l'homme
et qu'il ne disposait plus de rien.
Devant le dilemme et après une profonde méditation, voilà ce qu'il fit.
Il prit la rondeur de la lune,
les suaves courbes des vagues,
la tendre adhérence du liseron,
le tremblant mouvement des feuilles,
la sveltesse du palmier,
la teinte délicate des fleurs,
l'amoureux regard du cerf,
la joie du rayon du soleil et
les gouttes des pleurs des nuages,
l'inconstance du vent et la fidélité du chien,
la timidité de la tourterelle et la vanité du paon,
la suavité de la plume du cygne et
la dureté du diamant,
la douceur de la colombe et la cruauté du tigre,
l'ardeur du feu et la froideur de la neige.
Il mélangea ces ingrédients si divers, forma la femme et la donna à l'homme.
Une semaine après l'homme vint et lui dit :
Seigneur, la créature que tu m'as donnée me rend malheureux,
elle requiert toute mon attention,
ne me laisse jamais seul,
bavarde intensément,
pleure sans motif,
s'amuse à me faire souffrir
et je viens te la rendre car JE NE PEUX PLUS VIVRE AVEC ELLE.
Bien, répondit Dieu et il prit la femme.
Une semaine après, l'homme revint et lui dit :
Seigneur, je me sens très seul depuis que je t'ai rendu la créature
que tu as faite pour moi,
elle chantait et jouait à mon côté,
elle me regardait avec tendresse et son regard était une caresse,
elle riait et son rire était musique,
elle était belle à voir et douce au toucher.
Rends-la-moi car JE NE PEUX PAS VIVRE SANS ELLE.
Anonyme
Bon week-end à vous toutes.
Posté le 08.03.2008 par tontonriton
Aujourd’hui étant la journée de la femme, ce billet vous est dédié, mesdames.
Tout d’abord, je voudrai rendre hommage à celle qui compte le plus pour moi aujourd’hui et c’est toi, Mary ma chère et tendre épouse. Il y a 13 ans (dans quelques jours), las de naviguer en solitaire, nous avons décidé de rejoindre le port d’attache pour unir nos deux solitudes et prendre le bateau du bonheur que nous offrait le mariage. Ce jour-là, je t’ai pris pour épouse et tu as dis oui pour le meilleur et pour le pire. Nous avons connu et nous connaissons les deux, le meilleur étant simplement le fait de vivre en harmonie et la joie d’être toujours deux et le pire de par ce que la maladie et les aléas de la vie nous ont fait connaître au fil du temps. Dès le début de notre vie à deux, tu as su cumuler tout ce qu’un homme peut désirer pour être heureux, une bonne épouse, une maîtresse, une mère, une complice, une confidente. Lorsque la maladie est venue, tu as su revêtir l’habit de l’infirmière en quittant celui de maîtresse tout en restant fidèle à tes principes, ta ligne de vie et ton mari. Avant nous deux, tu avais déjà su être mère, tu as donné la vie, et depuis nous deux, tu m’as sauvé la vie. L’osmose qui nous unit, les pensées que nous partageons aux mêmes instants sans avoir besoin de se consulter, les mêmes plaisirs, font de ma vie un paradis et pour tout cela, je te dis merci. Je t’aime.
En deuxième lieu, l’image qui illustre mon billet du jour est un cadeau de mon amie Tempérance qui rime si bien avec tolérance, que vous pouvez consulter aussi chez mamie à l’écoute, et ce billet t’est aussi dédié, toi qui aime tellement donner et ouvrir ton cœur et qui aujourd’hui, cloué sur un lit d’hôpital te bat pour retrouver un semblant de santé. Je voudrais, à travers toi, rendre hommage et avoir une pensée pour toutes les femmes qui souffrent à travers le monde, qui souffrent de maladie, qui souffrent de solitude, qui souffrent dans leur chair et dans leur âmes, qui sont battues, exploitées, martyrisées, prostituées ; à ces jeunes filles qui, bien avant d’être femmes sont torturées, et qui, sous prétexte d’un soi-disant dieu ou de soi-disante croyances, subissent la torture par des pratiques ancestrales et barbares telles l’excision ou l’infibulation. Pour toutes ces femmes, je dédie ce billet.
En troisième et dernier lieu, à vous mes amies du blog et hors blog, pour votre amitié, votre disponibilité, votre solidarité, vos soutiens sans faille, votre beauté infinie car toutes les femmes sont belles comme le chante si bien F. Mickaël. A vous, mesdames, je dédie ce billet.
Posté le 02.03.2008 par tontonriton
CADEAU DE TEMPERANCE
Merci mon amie, pour ton cadeau mais surtout pour ton courage et la grandeur de ton coeur et pensée particulière pour toi ce soir qui pense certainement à tes amis de ton lit d'hopital.
Dimanche 2 mars 2008
Etant donné la qualité, le travail et la multitude de questions posés par Boudabis, je me dois et me fais un plaisir d'y consacrer mon billet de ce soir.
Tout d'abord, permet-moi d'adopter le tutoiement pour deux raisons. En premier de par la similitude de nos âges puique j'ai également 55 ans comme précisé en haut à gauche dans la description du blog et aussi pour respecter la politique de centerblog qui est basé sur la communication et l'échange amical entre bloggers en adoptant le tutoiement tout en se respectant.
Notre parcours est un peu différent car je n'ai connu la maladie qu'à l'âge de 48 ans. J'en suis donc à ma 7ème année de "Galère" et plus particulièrement ma 2ème année de combat intensif.
Je comprends parfaitement ta philosophie de vie de par la richesse spirituelle qu'ont dû t'apporter ces cinquantes années de "drôle de vie" si je peux me permettre cette expression. Loin de moi la pensée que tu es différent mais avouons le, nous vivons différemment. Cette vie différente nous apporte certainement une nouvelle vision des choses de la vie de tous les jours et parfois même une nouvelle sagesse. Tu dois être mieux amène pour juger mes propos mais ce ne sont que mes sentiments personnels. En résumé, j'aurais beaucoup à apprendre de cette vie spéciale en t'écoutant ou même en te lisant si tu as toi-même couché tes ressentis.
Tu emplois le mot Haine envers ce que tu ne peux maîtriser, gérer ou superviser; à contrario, c'est un sentiment que j'ai perdu depuis ma deuxième vie comme je l'explique dans mon billet du 18.02.2008 "ESPOIR - AMOUR - BONHEUR" mais tu as entièrement raison de dire que cette impuissance fait de nous des êtres tout petits devant l'ennemi mais aussi des êtres grands de par nos sentiments forts, sincères et loyaux me confortant dans l'impression d'une nouvelle vision comme précisé au paragraphe précédent.
Pour poursuivre, je tiens à te remercier du caractère élogieux de ton commentaire. Trop élogieux d'ailleurs puisque le but de mon blog étant d'aller puiser dans le soutien que vous tous m'apporter, le courage qui me manque.
Pour trouver réponse à toutes tes questions, il faudrait reprendre le blog dès sa naissance, le 20 janvier 2008 et si l'as fait, c'est que je suis très loin des talents d'écrivain que tu dépeins. Mais pour t'éviter une relecture longue et fastidieuse, je vais essayer d'y apporter un condensé qui pourrait également intéresser tout éventuel nouveau lecteur de ces billets presque quotidien.
Le titre du Blog est "ENFER ET PARADIS", l'enfer étant le combat de chaque jour contre l'ennemi et le paradis relaté par les petits plaisirs de ma vie somme toute banale mais tellement attrayante lorsque l'on prend le temps de s'imprégner des petits bonheurs de chaque instant procurés par des goûts personnels pour la nature, les animaux mais surtout par les sentiments très fort que sont l'amour, l'amitié, la sincérité prodigués par l'entourage.
Je suis retraité. Pour le camping, j'ai eu la chance de trouver un emploi comme saisonnier (6 mois par an) en 2001, année de ma seconde vie.
Il est tout à fait vrai que l'on puisse ressentir un certain flou puisque ces billets sont exclusivement consacré à ma deuxième vie et que j'efface volontairement les 47 années précédentes. La raison en est toute simple et tu y répond toi-même lorsque tu emplois l'expression "déshabiller de votre intimité". La mise à nu du soi sur un site public représente malgré tout un risque et c'est parfois avec impudeur que l'on se livre. C'est pourquoi je me dois de préserver ma famille en taisant le passé. Je parle parfois de mon épouse, de mon fils mais souvent avec la peur de trop en dire et l'insatisfaction de n'en pas dire assez.
Pour terminer sur la question du Livre, mon but premier était de dire "au revoir" comme le stipule le titre du billet du 20 janvier 2007 "AVANT DE PARTIR" afin de laisser une trace par un écrit à mon petit fils "Enzo" né le 16 novembre 2007 mais pour employer tes mots, si la grâce du tout puissant m'accorde la possibilité de poursuivre encore quelques temps mon chemin, peut-être qu'un jour si la victoire est au bout, tous ces écrits pourraient servir de base pour la constitution d'un livre, mais c'est encore dans le domaine du rêve où plutôt d'une chimère.
Espérant avoir répondu à tes attendus et avoir le plaisir de te lire à nouveau car comme je l'ai déjà précisé plus haut, tu as certainement beaucoup d'atouts de par ton véçu pour aider tous ceux qui comme moi vivent dans la peur et l'incertitude.
Reçois toute mon amitié ainsi que vous tous qui avez la gentillesse de me consacrer un peu de votre temps.
Posté le 25.02.2008 par tontonriton
Lundi 25 février 2008
Bonjour à toutes et tous
Pas de billet ce week-end, très occupé. Samedi matin, je suis allé avec un copain et son fils chercher du blé et du maïs pour mes volailles, j'ai même pu donner un coup de main comme tout un chacun et l'après-midi après une bonne sieste, j'ai tondu la pelouse. Incroyable, je ne sais que penser. Bon, hier, j'étais relativement fatigué aussi je n'ai strictement rien fait, mais alors rien fait et comme il me restait un peu de temps de libre, je me suis reposé, sic!
Ce qui est surprenant, c'est qu'après trois séances de la nouvelle chimio, je recommence à reprendre une vie presque normale, ceci dit par moment, j'ai encore quelques petits effets secondaires, nausées, diarhées et fatigue mais la progression avec il y a trois mois est impressionnante et surtout je ne souffre plus, enfin presque plus. Jeudi matin, j'ai ma quatrième séance de chimio, j'en arrive presque à la souhaiter, et si l'amélioration est toujours aussi positive, je veux bien aller jusqu'au bout de mes possibilités et même au-delà.
L'effet pervers de ces résultats fait que j'ai renoué avec la peur de mourir et une envie irrésistible de vivre. J'ai peur que la chute n'en soit que plus difficile et bien que je veuille rester lucide puisque l'on m'a bien dit que c'était irréversible, j'aimerais tellement croire en l'impossible.
Ce matin, j'ai ramassé des oeufs d'oies, fait banal en soi mais ce sont les premiers et je suis toujours en extase devant ces énormes oeufs qui sortent d'un si petit orifice. Avant de les manger, il faudra que je vous les montre en photos aux côtés des oeufs de poules, c'est énorme. Elles ont l'habitude de les cacher et les enterrer assez profond et lorsque je les cherche, je ressemble à un enfant à qui l'on a caché des oeufs de pâques. C'est comme un cadeau qu'elles me font. Souvent, il m'arrive de parler aux volailles, de leur expliquer que si je prends moins de temps pour les chouchouter, c'est que je suis fatigué. Elles semblent me dire, accroche toi et on te donnera encore des oeufs. Ca y est, me voilà de nouveau complètement zinzin! Je me demande si le crabe ne va pas parfois dans le ciboulot et me fait divaguer. Enfin, comme on dit chez nous, mieux vaut dire des conneries que du mal de son voisin.
Aujourd'hui, mon image est un cadeau de TEMPERANCE, ma chère tempérance qui a un coeur gros comme une montagne et tant d'amour à distribuer, qui sait jouer avec les mots et les rendrent si beaux. J'en ai plein de côté et à mon prochain billet, j'irai chercher celui qui m'attend chez MAMIEVE mais je vous laisse en profiter pour la journée.
Allez, grosses bises à tout le monde et que votre journée soit ensoleillée dehors et dedans.