Le moins que je puisse dire, ma Gene, c’est que t’as tapé fort, chapeau et vous avez toutes et tous suivis, que puis-je vous dire autre que Merci et je vous aime. Pour mes amis non blogopotes, cliquez sur le lien de Gene dans les commentaires et vous pourrez assister aux feux d’artifices de la soirée ou allez la rencontrer à http://pullmain.centerblog.net/.
lundi 7 avril 2008,
Comment ai-je pu vivre trois jours comme un égoïste alors que ma copine Gene organisait une soirée disco dont j’étais l’invité d’honneur et où vous avez tous répondu présent. Je suis impardonnable mais à ma décharge, je n’étais pas au courant.
Pourtant, j’aurais dû avoir un doute car bien qu’ayant décidé de mettre mon blog en sommeil je suis quand même venu voir samedi soir si j’avais du courrier et il est vrai que j’ai été surpris tout d’abord, d’y trouver des coms de nouvelles amies à qui je souhaite la bienvenue dans mon univers et aussi à bientôt car je compte bien aller vous rendre visite, ensuite beaucoup de coms me parlaient disco, ce qui m’a, certes surpris, mais comme c’était le programme de la télé, je n’y ai pas prêté plus d’attention. Ce n’est que hier soir, en lisant tes mails, Gene, que j’ai tout découvert. Si vous aviez vu ma tête, je crois que vous auriez été payé de vos efforts par une crise de rire.
Si je me suis accordé une petite pause, c’est que j’avais besoin de prendre un peu de recul pour effectuer un bilan mental, en effet, l’on fait régulièrement des bilans de santé physique mais des bilans de santé morale, point.
Depuis que j’ai ouvert ce blog, j’ai appris énormément et ce, grâce à votre collaboration :
J’ai appris que je ne détenais pas le monopole des malheurs sur terre et que, si je pouvais parler de ma maladie et de mes souffrances, beaucoup d’autres souffraient sans pouvoir en parler. J’ai reçu tellement de témoignages par vos commentaires mais surtout par vos mails, des messages de désespoir mais aussi pleins d’espoir, de doutes mais aussi de certitudes. J’ai parfois ri, aussi pleuré mais surtout beaucoup appris. Merci de vos confidences, c’est une preuve de confiance et j’en serai digne.
J’ai appris que lorsqu’on accepte de s’ouvrir aux autres, l’on est plus jamais seul dans la vie.
J’ai appris à redécouvrir les plaisirs de la lecture, hormis mon quotidien du matin, par tous les beaux textes et poèmes que j’ai découvert dans vos univers.
J’ai appris à découvrir les plaisirs qu’apportent la méditation, la contemplation, la réflexion, l’étude du soi qui m’a fait connaître l’acceptation de la maladie, non comme une fatalité mais comme un nouvel obstacle à surmonter pour accéder à une vie meilleure.
J’ai surtout appris que pour s’accepter, il faut commencer par s’aimer soi-même en oubliant ses démons du passé qui nous empêchent de nous ouvrir au présent et se pardonner de nos péchés.
J’ai appris que le mental, associé au médical, pouvait si ce n’est faire reculer la maladie, l’empêcher au moins de progresser.
Enfin, j’ai appris que j’avais encore beaucoup à apprendre.
Voilà en résumé mon emploi du temps de ces trois derniers jours, je me suis enivré de bon air et de bonheur, j’ai surtout beaucoup réfléchi mais je ne vous ai pas oublié car je me suis beaucoup servi de vos commentaires pour m’aider dans mes pensées.
Ce matin, j’ai eu mon injection intra-musculaire de décapeptyl (produit à effet prolongé sur douze semaines), analogue d’une hormone naturelle, qui détruit les hormones mâles susceptibles de diffuser des cellules malades. C’est ce que je crois savoir mais sans certitude aucune, j’ai ce traitement depuis le début du cancer, il y aura bientôt 6 ans et demi et avec l’androcure, il était la base de la castration chimique et responsable de mon androgynie. Après-demain, bilan sanguin et jeudi, hôpital pour une nouvelle séance de chimiothérapie.
Cette après-midi, je me suis payé le luxe de passer le motoculteur pendant une heure dans le jardin, n’est-ce pas un pied de nez à la maladie ? Cancer de la prostate, moultes métastases osseuses, poche urinaire et pourtant j’ai jardiné comme tout un chacun, une nouvelle victoire et une envie folle de renouer avec le semoir et le plantoir.
En vous priant encore de bien vouloir m’excuser si je vous ai délaissé, je vous souhaite une excellente soirée et vous envoie pleins de baisers de Vendée.
Cadeau de mon amie Gene,
Mon amie de bringue virtuelle,
Ma confidente des jours sans,
Ma potoblogue de tous les jours,
Mon amie center virtuelle certes,
Mais d’une amitié sincère et bien réelle.
Mardi 25 mars 2008
Si tu ne connais pas le Bonheur
C'est peut être que tu le cherches ailleurs
Ailleurs que dans tes souliers
Ailleurs que dans ton foyer
Selon toi, les autres sont plus heureux
Mais toi tu ne vis pas chez eux
Tu oublies que chacun à ses tracas
Tu n'aimeras sûrement pas mieux son cas
Comment peux tu aimer la vie
Si ton coeur est plein d'envies?
Si tu ne t'aimes pas,
si tu ne t'acceptes pas?
Le plus grand obstacle au bonheur sans doute
C'est de rêver d'un bonheur trop grand
Sachons cueillir le bonheur au compte gouttes
Ce sont les plus petites gouttes qui font les océans.
Ne cherchons pas le bonheur dans nos souvenirs
Ne le cherchons pas non plus dans l'avenir
Cherchons le bonheur dans le présent
C'est là seulement qu'il nous attend
Le bonheur ce n'est pas un objet
Que l'on peut trouver quelque part hors de nous
Le bonheur ce n'est qu'un projet
Qui part de nous et se réalise en nous
Si, dans ton miroir ta figure te déplaît
A quoi çà sert de briser le miroir?
Ce n'est pas lui qu'il faut casser
C'est toi qu'il faut changer...
Auteur inconnu
Texte trouvé chez mon amie Dorothy.