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Publié le 15/11/2008 à 12:00 par tontonriton
Samedi 15 novembre 2008, 17h30
Mes très chers (es) amis (es),
Je vous ai raconté tellement de choses par la pensée que je ne sais plus par où commencer. Si j’avais pu coucher par écrit sur l’écran tout ce que je vous ai dis dans ma tête chaque jour, un livre n’aurait pas suffi.
Je ne pense pas que j’aurai la force de vous faire un long discours alors je serai bref. Juste pour vous dire que je suis toujours parmi vous, cahin, caha mais encore de ce monde.
J’espère que la photo ne vous choque pas, elle justifie le titre et résume ces deux derniers mois de descente mais je me refuse encore à employer le mot dégradation.
C’est quand même très dur de se voir perdre son autonomie, et il m’a fallu un certain temps pour l’accepter mais j’ai passé ce cap grâce au courage et dévouement de Mary qui ne me laisse plus seul, grâce aussi à l’amitié de tous mes amis(es) car chaque jour j’ai entre deux et cinq visites, grâce à vos soutiens et encouragement réguliers qui me permettent de mettre un petit mot aujourd’hui.
Comme certains(es) parmi vous le savent, mon dernier séjour à l’hôpital n’a été qu’une visite de 4 jours sans analyses. En effet, celles-ci étaient plus destinées à nous donner de l’espoir et à conforter certains diagnostics qu’à trouver un nouveau remède qui hélas, n’existe pas et lorsque le médecin a compris que nous étions conscients de l’évolution et que je ne tenais pas à un acharnement thérapeutique, il a laissé tomber et j’ai pu rentrer à la maison, retrouver mon hôpital 5 étoiles avec mon infirmière à temps complet à qui je donne parfois bien des soucis.
Le principal combat actuel est contre la souffrance qui, malheureusement se fait encore ressentir régulièrement. J’avoue qu’elle est moins présente avec le nouveau traitement mais jamais absente totalement. Jeudi, je retourne à l’hôpital pour me faire brancher pendant 5 jours une poire qui diffusera un produit qui me permet de bien réagir à la morphine en supprimant l’addiction comme c’était le cas lors du traitement précédent.
Le plus dur, ce sont les effets secondaires tels que escarres aux fesses, constipations fortes parfois suivies de diarrhées incontrôlables (encore bravo Mary), pertes de connaissances, perte d’appétit et j’en passe mais je suis toujours là.
Voilà, je ne serai pas plus bavard aujourd’hui mais j’espère avoir encore la force de venir vous retrouver très bientôt, en attendant, je vous souhaite un excellent week-end et sachez que vous êtes toujours présents dans mes pensées.
Publié le 02/06/2008 à 12:00 par tontonriton
Plage de Jard sur mer
Lundi 2 juin 2008,
Bonjour à toutes et tous, j’espère que vous avez passé un bon week-end, aussi bon que fût le mien entre volailles, jardinage, bricolage, repos et apéros entre amis.
Si vous avez lu les commentaires de mon dernier billet, vous aurez trouvé ce joli poème que nous a gentiment offert mon ami Michel Biniouman que je remercie, de retour d’un pèlerinage à Lourdes.
Si je le publie aujourd’hui, c’est pour que tout le monde en profite car croyant ou pas, je pense qu’il a toute sa place dans ce billet et il est facile de remplacer les pas de Dieu par ceux d’une personne qui a été très chère à notre cœur et qui continue à veiller sur notre destinée.
Poème
« Comme je marchais sur la plage au soir de ma vie, je me suis retourné,
Et j’ai vu sur le sable l’empreinte de mes pas.
Chaque pas était un jour de ma vie et ils étaient tous là,
Je les ai tous comptés et reconnus…
Du plus loin que j’ai vu, à coté de mes traces
S’imprégnait une trace jumelle,
C’étaient les pas de Dieu qui marchait côte à côte,
Comme il me l’avait promis tout au long de ma vie ;
Et comme je regardais ce long ruban de nos traces parallèles,
Il me sembla voir qu’à certains endroits
il se rétrécissait et que seule une empreinte se lisait sur le sable.
C’était l’empreinte des jours les plus noirs, ces jours de larmes et de deuil,
lorsque l’on se sent souvent très seul et abandonné ;
Jours d’angoisse et de mauvais vouloir aussi ; jour d’épreuves et de doute.
Jours intenables…jour où moi aussi j’avais été intenable.
Alors, me tournant vers le Seigneur, j’osai lui faire des reproches :
« Tu nous as pourtant promis d’être avec nous tous les jours !
Seigneur où étais-tu lorsque j’ai tant pleuré ?
Pourquoi ne marchais-tu pas à mes cotés ? »
Et le Seigneur m’a répondu :
« Mon enfant bien aimé, les jours où tu ne vois qu’une trace sur le sable, ce sont les jours où je te portais. » »
de Barros, poète brésilien.
c'est un texte qui s'adapte à bon nombre de situations, qu'elles soient en lien avec la religion ou pas.
Je vous souhaite une bonne semaine.
Publié le 15/05/2008 à 12:00 par tontonriton
Jeudi 15 mai 2008,
Coucou mes amis(es). Je reviens vers vous après une semaine plutôt éprouvante et un moral au plus bas.
Hier, la journée fût très forte en émotions. Le matin, nous sommes allés dire au-revoir à Geneviève pour son grand voyage. J'aime à penser qu'avant de t'envoler pour rejoindre les anges car ta place est bien à leurs côtés, tu as pu voir la foule venir t'accompagner et constater à quel point, tu étais aimé. Quelle tristesse de voir tant de chagrins réunis en un si petit lieu, j'aimerais tellement croire que tu es parti pour un monde meilleur et que tu vas pouvoir veiller et protéger tes proches qui t'ont tant pleuré. Nous nous associons à leur peine et te souhaitons bon voyage, mon amie, et beaucoup de courage à toi, Daniel, à tes trois enfants et tes petits enfants ainsi qu'à tous ceux à qui tu vas tellement manquer.
En début d'après-midi, ma soeur m'a contacté pour me dire qu'elle était à Jard sur mer avec une amie et mon petit-fils Enzo qu'elle avait en garde. Bien entendu, je les ai rejoins aussitôt et j'ai pu profiter de mon petit-fils pendant presque deux heures. Quel bonheur!
Christophe, mon neveu, ayant son appareil photo, j'ai la joie de vous montrer Enzo et son Papy. Il aura 6 mois demain, n'est-ce pas qu'il est beau? Un petit moment de paradis après une période sombre qui m'a rappelé que j'étais encore en vie et que j'avais encore des moments de joie à savourer.
Et puis, hier soir, arrivée de mes enfants de coeur pour me rappeler que j'ai toujours mes amis fidèles du mercredi soir pour la messe hebdomadaire. Excellent moment et une communion devenue indispensable pour mon bien-être moral.
Une journée qui résume fort bien le titre de ce billet "TRISTESSE - BONHEUR - AMITIE".
Quant à vous, mes amis(es) blogopotes, je suis pleinement conscient que ces derniers temps, je vous ai complètement délaissé et pourtant au vu de vos commentaires, vous êtes toujours présents et plus que fidèles dans votre amitié. J'ai reçu, dernièrement, un très beau texte sur l'amitié dont j'ignore le parolier mais chanté par Françoise Hardy. Ce texte m'a été envoyé par plusieurs d'entre vous et je suis sur que vous ne m'en voudrez pas de le publier pour le partager en remerciement de votre si précieuse amitié.
Il sera donc sur mon prochain billet. Je vous renouvelle mes excuses pour ne pas être allé vous rendre visite et vous dis à très bientôt.
Publié le 24/04/2008 à 12:00 par tontonriton
Je vous présente mes enfants de cœur présents à la messe d’hier soir, avec au premier plan Alexis (fils de Thierry) et Joé (fils de pachole), au deuxième plan votre serviteur, Chantale et Totophe, et au troisième rang, Didier, Thierry, Yves et Pachole. La photo a été prise par Mary.
Jeudi 24 avril 2008,
Et bien voilà, je suis de retour de l’hôpital des Sables d’Olonnes et, une fois n’est pas coutume, je ne ferais pas d’éloge ce soir. Le Scanner s’est bien passé en lui-même, rien à dire sinon que je remercie l’infirmière qui m’a pris en charge, la même que le mois dernier et qui a été très gentille. Ce n’est qu’après que nous avons été quelque peu déçus. Le docteur qui nous reçoit habituellement étant absent, nous avons eu affaire à un remplaçant.
Après une attente de 45 minutes, laps de temps relativement normal pour l’étude des clichés, nous nous attendions à un rapport assez bien détaillé comme sait si bien le faire le docteur qui nous reçoit habituellement. Hélas, notre docteur, après avoir demandé « qu’est-ce qui vous amène ? » (notre ami Bigard aurait dit, rien, on a vu de la lumière, on est rentré voir si on pouvait bouffer), ce qui au premier abord, laisse place au doute s’il a bien étudié les radios ; et puis « que voulez-vous que je vous dise ? », mais la vérité, docteur, simplement la vérité.
Il nous a royalement accordé 2 minutes d’entretien pour me dire que j’avais un gros foie (zut, il va falloir que je me calme sur le Bordeaux), un problème aux reins, que j’avais des métastases partout et que même s’il avait fait un scan du crâne, il en aurait également trouvé mais qu’en fait, rien de particulier par rapport au mois dernier. Bref, mon pote, t’es mal barré mais que veux-tu que j’y fasse ? (je précise que cette dernière phrase n’a pas été prononcé par le toubib mais une réflexion personnelle).
Si vous permettez, docteur, il est hors de question que je remette en cause votre compétence en la médecine, que je suis également conscient que vous êtes débordé, qu’assurer des remplacements n’est pas toujours valorisant, mais s’il vous plaît, faites un stage de communication, tout le monde sera gagnant. La prochaine fois, dites à votre infirmière de nous informer que le rapport sera transmis directement au médecin demandeur, vous gagnerez vos 2 minutes d’entretien et vous nous éviterez 45 minutes d’attente pour une déception encore plus grande.
Loin de moi l’idée de cracher dans la soupe, car je suis pleinement conscient qu’aujourd’hui, je dois la vie à l’initiative heureuse d’un de vos confrères, il y aura bientôt 1 an, au progrès constant de la médecine, au dévouement que fait preuve chaque jour le personnel hospitalier, mais je trouve très malheureux que votre comportement d’aujourd’hui puisse remettre en cause l’idée que nous, malades puissions nous faire de la médecine.
Aujourd’hui, si j’avais été au début de ma maladie, de par votre comportement et votre laxisme quant à votre diagnostic, je serais terrorisé, heureusement, après plus de 6 ans de complicité avec ce crabe, j’arrive à gérer, mais pas toujours, mes ressentis. On pourrait croire à un caprice de malade, mais Mary qui a l’habitude de tempérer mes mouvements d’humeur, dû à des sentiments qui peuvent être simplement liés à la peur, à l’angoisse, au stress ou seulement à un ras-le-bol, a éprouver le même écœurement que moi. Alors, docteur, s’il vous plaît, un peu plus d’humanité. Le malade est un être fragile, qui, parfois, par un seul mot, une seule phrase, peut voir un monde s’écrouler autour de lui.
Voilà, il fallait que je le dise, mais ce billet n’est en aucun cas un coup de gueule, et une fois encore, je tiens à rendre hommage à tout le personnel hospitalier. J’ai eu le temps, au fil des mois et des années, de prendre la mesure de tout ce qui est déployé pour nous apporter le confort, l’espoir et parfois la victoire contre la maladie. Il est malheureux que la maladresse d’une personne puisse détruire tout le travail fourni par une foule de personnes compétentes et dévouées à la cause de l’humanité.
Ce soir, j’avais dans le projet de vous publier un beau texte trouvé sur le net mais les événements de ma journée font que ce texte vous sera partagé lors d’un prochain billet.
Je voudrais également en profiter pour présenter toutes mes excuses à mes amis(es) blogopotes car je constate au fil de mes billets que j’ai toujours autant de témoignages d’amitiés alors que je ne sais trouver le temps d’aller vous rencontrer. Je ne vous oublie pas pour autant et pour tout dire, ce matin, avant de partir pour l’hôpital, c’était plus fort que moi, je suis venu visiter chacun de vous mais je m’étais promis de ne mettre aucun commentaire afin de pouvoir visiter tout le monde. Je pensais vous rencontrer ce soir et voilà, il est maintenant plus de 23 heures et je n’ai pas terminer mon billet. Mon emploi du temps n’est pas une excuse puisque certains, parmi vous, trouve le temps d’aller travailler et malgré tout, venir dialoguer avec chacun.
Pendant que j’attendais à l’hôpital, j’avais commencer à rédiger un commentaire standard ou si vous voulez un « copier-coller » afin que je puisse le diffuser ce soir et puis je me suis ravisé car vous méritez beaucoup plus que ça. Donc, merci, un grand merci de venir malgré tout me mettre un petit mot gentil tous les jours. Cela prouve que vous n’attendez pas un com pour rendre un com mais que votre amitié est sincère et que vous savez donner de votre temps pour apporter un moment de réconfort.
Je vous souhaite une bonne soirée et vous embrasse tous et toutes très fort.
Publié le 07/03/2008 à 12:00 par tontonriton
Photo retravaillé par mes amis LuluetLili que je remercie.
Vendredi 7 mars 2008
Willy
Plus que des mots,
Une simple photo,
Pour te dire Willy,
Tout l'amour de ton Papy.
*
Reste comme tu es,
Mon petit-fils,
Parfois si gai,
Parfois si pensif.
*
Ta grande sensibilité,
Démontre toute ta bonté,
Tes grands yeux émerveillés,
Illustrent ta grande beauté.
*
Je voudrais aussi te dire,
Garde toujours ton joli sourire,
Tu es tellement beau,
Quand tu ris,
Tu exprime tellement la vie,
Que pour moi, tu es un merveilleux cadeau.
*
Ton Papy qui t'aime.
Publié le 04/03/2008 à 12:00 par tontonriton
Mardi 4 février 2008
Dimanche, comme vous le savez puisque beaucoup d'entre vous sont mamies, c'était votre fête et j'en profite pour vous la souhaiter avec 2 jours de retard. Je forme le voeu que cette journée vous a comblé de bonheur et vous a fait oublier les moments difficiles.
Je suis Papy et pourtant c'était jour de fête pour moi aussi et la photo remplace tous les commentaires. Je vous présente Willy, mon petit-fils, qui, bien que n'étant pas chair de ma chair (petit-fils de mon épouse) me considère comme son papy de coeur. Cette photo est pour moi, si forte que je ne sais trouver les mots.
Hier matin, c'était le jour de mon injection de Zometa (calcium pour les os), c'est pourquoi j'ai préféré vous lire plutôt que vous écrire et j'y trouve tellement de plaisir.
Publié le 28/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Jeudi 28 février 2008
Coucou les amis,
Vu le nombre de commentaires et surtout vos encouragements, je me dois en primo de vous remercier de tout mon coeur et en secundo de rédiger un compte rendu de ma journée.
Soyez assurés mes amis du centerblog que je continuerai ma tournée du matin pour aller vous visiter, vous remercier et vous souhaiter une bonne journée sans oublier de profiter de tout ce que vous offrez chaque jour.
Vos blogs sont une vrai mine d'or, je me régale de par leurs diversités, chez les uns, j'admire la beauté des images, des poèmes, d'autres me font rire (j'adore les histoires drôles, en plus elles animent mes offices du mercredi), ou réfléchir (certains textes sont tellement beaux et vrais), bref un trésor, une vrai thérapie contre la maladie.
Bien entendu, je n'oublie pas mes amis horscenterblog, mais vous, vous me connaissez de visu et j'ai l'occasion de vous remercier de vive voix.
Nonobstant le nombre impressionnant de commentaires tous plus gentils les uns que les autres, j'ai également reçu des cadeaux en mails et je dois dire que je suis comblé au-delà de mes espérances.
Vous êtes en quelque sorte responsables de la surprise qu'a eu mon cancérologue en découvrant que je me sentais bien et que j'avais un moral d'enfer.
En effet et malheureusement, si la chimio de ce jour s'est relativement bien passée, il y a de fortes chances qu'une fois de plus, c'est un coup d'épée dans l'eau. Hélas, il y a contradictions entre les résultats cliniques et les résultats biologiques. Les analyses osseuses démontrent l'inefficacité probable de cette nouvelle molécule et que ce foutu crabe progresse. Quant aux PSA (marqueurs tumoraux), ils ont remonté à 970. Pour vous donner une idée, la norme minimale est de 0 et maximale de 4. J'ai simplement 250 fois la norme maximale.
Après réflexion et étant donné que physiquement, je me sens bien, le docteur a finalement décidé d'autoriser la séance d'aujourd'hui et je vais devoir refaire de nouveaux examens, scintigraphie osseuse le 11 mars, scanner avec découpe osseuse le 12 mars, ensuite il faudra prendre une décision; soit tout abandonner et réfléchir sur un nouveau protocole à adopter ou bien continuer mais je doutes!
Je vous avouerai que mon capital Espoir a fondu comme neige au soleil et que le moral ce soir est plus proche de 0 que de 10. JE CREVE DE TROUILLE.
Mais pour mes proches et pour vous mes amis, je continuerai à me battre et comme on dit chez nous "le canard est désailé mais point mort". Je me battrai avec mes propres armes que sont l'Espoir, l'Amour, l'Amitié et la foi en ma croyance personnelle que je vous image aujourd'hui avec la messe du mercredi soir en vous présentant quelques enfants de choeur et de coeur.
Bonne soirée et bonne nuit à tous.
Publié le 27/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Mercredi 27 février 2008
Pour les amoureux de la nature et à vous tous mes amis, je vous offre ce panier d'oeufs de poules et d'oies, n'est ce pas un beau cadeau qu'elles m'offrent chaque jour, n'est ce pas un petit clin d'oeil pour me dire, c'est pour toi, mange et prends des forces pour continuer à nous nourrir.
Je ne pourrais vous rendre visite demain matin, car départ pour l'hopital pour la quatrième séance de chimio, il est temps car les effets de la dernière commence à s'atténuer.
Bonne journée à toutes et tous.
Publié le 22/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Vendredi 22 février 2008
Coucou les amis,
C'est le week-end, profitez-en et à la demande de mamiemiche, je vous envoie un petit air de vendée. La vie est belle, moral toujours à 9, douleur toujours à 0, que demande le peuple?
Il y a eu 1 mois avant-hier que j'ai ouvert ce blog et mon premier titre s'intitulait "Avant de partir", comme me l'a fait remarquer une personne qui m'est très chère et qui était plutôt contre car ma démarche ressemblait trop à un au-revoir et, je l'avoue, c'était vrai.
Qu'en est-il aujourd'hui? Et bien je crois que ce titre n'est plus d'actualité, je n'ai plus qu'un but, c'est continuer et avec l'aide de la médecine, votre aide, l'espoir, la nouvelle force qui me remplit, et tout ce que j'ai encore à dire, je ne peux plus partir.
Alors je vous dis à demain et bonne nuit.
Publié le 19/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Mardi 19 février 2008
Ce soir, je vais être très bref puisque j'attends un ami qui vient de la manche passer 2 jours, un compagnon de souffrance, nous allons pouvoir dialoguer sur ce satané crabe qui nous bouffe et sur l'espoir et la croyance puisqu'il a la foi.
C'est toujours la forme, moral à 9 et douleur à 0. Pour preuve, ce matin, j'ai même pu prendre la voiture et aller au village chercher le pain.
Ci-joint, une nouvelle photo de mon petit coin de paradis. Sur cette photo, j'ai pu m'asseoir quelques secondes sur un billot de bois alors que depuis 8 mois, ayant le bassin rongé par les métastases, je ne peux plus m'asseoir sans une bouée.
Allez bises à toutes et tous.