Posté le 11.02.2008 par tontonriton
La vie après la vie
Mercredi 6 février 2008
Un petit mot avant de partir à l'hopital pour un scanner osseux, simple examen de contrôle pour voir si mon ennemi gagne du terrain ou recule.
Nanard, ton dernier commentaire m'a intrigué, surpris surtout par ta démarche vers l'église, ayant toujours cru que les "intentions" étaient pour les proches déjà partis. Te connaissant surtout pour ton sens de la dérision, après réflexion j'ai compris que mon combat vous avait profondément touché et vous remercie pour votre soutien.
Hélas, comme je l'avais précédemment écrit, je n'ai pas trouvé la foi même si parfois je la cherche. Cà me serait tellement plus facile de croire en la vie après la vie, savoir que le tunnel que je longe pourrait s'apparenter au purgatoire et qu'il me mène vers la grande lumière. J'ai lu et même entendu les témoignages de personnes ayant connu le coma et la mort clinique et qui sont revenus dans le monde présent, c'est beau et très touchant ce qu'ils disent, on a vraiment envie d'y croire, mais je pense plutôt que c'est le résultat des produits administrés pour alléger les souffrances. Ceux qui utilisent ou ont utilisés des substances illicites pour faire un petit tour ailleurs comprendront.
Loin de moi l'idée de dérouter ceux qui ont choisi la croyance pour avancer, c'est certainement une force supplémentaire, c'est peut-être pourquoi je la cherche et j'ai bien l'intention de retourner à Lourdes pour essayer de comprendre si mon adversaire me laisse un peu de répit.
En attendant, les meilleures armes que je possède sont celles que vous me procurez par votre soutien permanent et j'ai beaucoup de chance.
Publié par riton à l'adresse 00:54
4 commentaires:
nanard a dit…
Hello friend,
Chapeau pour ta lucidité..... ton combat nous a énormément touché. Il est vrai, que comme toi je cherche la foi depuis longtemps. (Mado l'a), mais je me dis que ma démarche peut NOUS aider.
Bises, et bonne chance pour cette rude journée.
6 février 2008 03:20
michel-biniouman a dit…
Bonsoir à tous,
Je ne vais pas faire un cours de théologie, ni expliquer ce que souvent je ne comprends pas. Cependant, laissez moi vous indiquer un texte du Nouveau testament (1ère lettre de St Paul aux corinthiens Chap 13) qui dit que la foi est confiance et que l'amour est éternel. Ce texte ne sera pas une réponse compléte à toute les questions que l'on peut se poser en ces temps très durs, mais permet une réflexion simple sur les priorités de la vie.
Bob Dylan chantait dans nos jeunes années :"the answer, my friend, is blowing in the wind"... La réponse est dans le vent... et le vent souffle où il veut...!!!...
Bon courage pour les jours à venir et bisous à maryvonne.
Michel.
6 février 2008 13:01
pachol a dit…
Chèr Riton,
A mon tour de te dire à quel point nous sommes fièrs de toi, je rejoins Christian et je le répète QUEL TALENT!!
Chaque jour devant mon écran je vais voir et c'est la gorge serrée que je te lis avec beaucoup d'émotions, vraiment riton, c'est extra!( et surtout si ça te fait du bien! vas y!!).
Je voudrais juste te dire:"sois fort et continue de te battre contre cette p..... de maladie, nous sommes avec toi et nous te soutenons quoiqu'il advienne"
Je ne vais pas te voir souvent mais j'ai de tes nouvelles chaque mercredi par tes "enfants de choeur et surtout de coeur" et crois moi, je suis avec vous par la pensée, très sincèrement.
Courage pour cette semaine.
Gros bisous
Muriel
7 février 2008 06:39
filoche a dit…
rebonjour mon poto,
après cette petite bouffe , j'ai passé une excellente fin de journée.
te voir avec un tel moral, un super coup de fourchette, et un coude qui se lève tjrs aussi bien!......quel bonheur
ne changes rien
biz
fil
7 février 2008 10:21
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Mercredi 6 février 2008
Comme je n'ai rien de bien intéressant à vous raconter, je voudrais juste vous présenter celui qui fait ma fierté, mon petit-fils Enzo.
Je me souviens qu'en juillet, à l'hopital, alors que j'étais en pleine détresse, je t'avais fait la promesse, Yannick, que je me battrai pour attendre son arrivée. Et bien voilà, Enzo est né le 16 Novembre 2007, soit le bienvenu, fils de mon fils, dans ce monde encore inconnu. Comment aurais-je pu partir, sachant que tu allais venir. Chaque jour qui passe, tu m'insuffles la vie et me donne espoir en l'avenir. De contempler ton visage m'apporte le courage, me donne envie de m'ouvrir au paradis.
J'aurais aimé te dédier un joli poème mais après maintes recherches, je n'en ai trouvé aucun pour exprimer le bonheur de ton arrivée.
Publié par riton à l'adresse 00:53
2 commentaires:
nanard a dit…
Félicitations pour Enzo qui a l'air bien sage. Je pense que nous allons connaître une joie similaire
à la tienne dans environ un mois. La vie étant parfois bizarre, espérons que ses deux petits se rencontreront un jour. Bises à vous tous, les plus grosses pour Enzo.
6 février 2008 03:14
nathalie a dit…
Enzo est un très très joli bébé, tu as raison d'en être fier et de puiser en lui des forces inestimables.
Il ressemble tellement à son jeune papa !!!
courage à toi et que mes pensées t'accompagnent en cette soirée,
Nathalie
7 février 2008 09:06
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
La communication
Dimanche 3 février 2008,
D'habitude, je n'écris que le matin car l'après-midi je suis un peu "out" avec le traitement, mais en venant consulter les derniers commentaires je me sens requinqué et ai envie de poursuivre, d'autant que la semaine qui s'annonce va être chargé, demain injection par la chambre de "zometa", du calcium afin d'éviter que les os ne se brisent, mercredi scanner osseux, jeudi chimio et puis le lundi suivant changement de la sonde, j'en tremble d'avance mais de savoir que je pourrai venir pleurer sur mon sort dans le blog, je me sens déjà plus courageux et puis maintenant que j'ai votre soutien je me sens indestructible.
Hier matin, en lisant les derniers commentaires, vous m'avez donné une pêche d'enfer mais je n'ai pu trouver le temps d'écrire, entre les petits mots sympa, les appels téléphoniques et les visites de copains, me voilà débordé, c'est super! Hier après-midi, par contre c'était moins drôle car j'ai été malade mais par ma faute, je me suis trompé dans les prises de médicaments et me suis retrouvé en "overdose". C'est bien la morphine mais çà shoote pas mal et les réveils sont parfois pénibles.
C'est quand même génial, cet outil de communication, de pouvoir être lu dans tout le pays. Rien que sur les commentaires d'hier, j'avais "La Manche", Paris, Marseille et Jard sur Mer, j'en reste pantois. Comment pourrais-je abandonner, j'ai maintenant plus de plaisir à vous lire qu'à écrire. Comment rester insensible à ton message, totophe, j'ai réappris à rire depuis que je vous lis, je comprends que tu as dû t'essuyer les yeux car dans ton métier, il y a parfois de la poussière, sic! Pour me faire pardonner, je te servirai moi-même la communion mercredi soir. Quant à toi, mon Biniou man, c'était très profond tes pensées et m'ont amené à méditer sur ton petit + en fin de commentaire, je crois l'avoir trouvé en la personne de tous ceux qui m'apportent au quotidien, il s'appelle "sincérité". Un petit coucou à mon neveu christophe qui profite du soleil de Marseille pendant qu'on se gèle en Vendée et aussi à Nanard et Mado de Paris, ah! souvenir, souvenir, on se comprend.
Publié par riton à l'adresse 08:32
2 commentaires:
nanard a dit…
Hello friend,
Vu ton commentaire de dimanche, et te souhaitons beaucoup de courage pour les examens à venir (tu en as à revendre)... et nous serons de tout coeur avec toi par la pensée. Fais nous voir à nouveau que tu es le plus costaud devant cette garce de maladie. Nous t'embrassons, nous t'admirons pour ta lucidité et te redisons toute notre affection. bises à vous deux.
4 février 2008 08:03
nanard a dit…
C'est bizarre, je viens de boire 2 verres de rouge, et j'ai envie de continuer ma prose. Depuis notre déménagement de 2005, nous vivons près d'une Eglise et je vais aller demander une intention pour toi à la messe de dimanche prochain à 11 heures afin que tes divers examens se passent en toute sérénité et t'apportent un soulagement dans tes souffrances. Merci d'associer tes proches à nos prières.
4 février 2008 08:24
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Juste un petit merci
Vendredi 1er février 2008
Rien de nouveau à raconter, période de répit, un peu de fatigue mais pas de douleur.
Je me dois quand même de remercier les auteurs des derniers commentaires. Je crois, que grâce à vous, j'ai trouvé ce que je cherchais en ouvrant ce blog, il me fait vivre des moments forts en émotion et ce qui est super c'est que l'on en parle librement lors de vos visites. Pachole, tu m'as fais rire et je te trouve super en enfant de choeur et de coeur, mot qui te caractérise parfaitement car j'ai eu le temps de te découvrir depuis que nous sommes voisins où j'ai pu apprécier ta gentillesse, disponibilité et sensibilité. Que de compliments, j'arrête car je vais te mettre mal à l'aise mais ayant l'avantage d'être derrière un écran, j'en profite pour écrire ce que je ne peux dire.
Quant à vous Thierry et Alexis, même si l'on se connait depuis moins longtemps, merci de vous être joins au club des fidèles supporters, j'ai constaté de vous prenez plaisir à donner de votre temps, à partager nos goûts communs pour la nature et les animaux et je m'estime privilégié de vous compter parmi mes proches. Si je veux te servir d'exemple, Alexis, je sais que je dois continuer à faire preuve de courage devant l'épreuve et j'y repenserais lors de ma prochaine baisse de moral. J'aimerais que tous ceux qui vivent le même combat aient la chance d'avoir le même soutien que j'ai, vous m'avez appris à devenir meilleur.
Continuez car, il y a du boulot.
Publié par riton à l'adresse 00:56
5 commentaires:
michel-biniouman a dit…
Bonsoir Riton,
C'est le W-E et je profite du calme de la maison pour te saluer et encore te féliciter pour ton allant tant "scribouillard" que moral.
Les jours derniers, tu intitulais l'article "aimer et être aimé". Laisse moi te glisser quelques mots sur ce thème.
Un jour, quelqu’un m’a dit : « aimer c’est tout donner ». Je me suis alors demandé ce que cela voulait dire… Tout donner…
Tu penses que je suis resté bouche-bée devant de tels propos.
Aujourd’hui, je me dis que
Aimer, c’est partager : partager son temps, partager les souffrances, partager les bons moments
Aimer, c’est pardonner : pardonner les manques, pardonner les excès, reconnaître les faiblesses, reconnaître les efforts
Aimer, c’est se rendre disponible, c’est agir ensemble pour bâtir une structure solide pour affronter les difficultés et abriter les sourires
Aimer, c’est respecter : respecter dans la différence, les coups de gueule ou les « calins »
Ces définitions d’aimer ne sont pas exhaustives. Et quand ont dit qu’ « aimer c’est tout donner », on a du mal à imaginer que le TOUT demande encore le petit + qui se trouve bien caché dans le fond du cœur.
Aimer c’est tout donner, c’est aussi accepter de tout recevoir.
Bisous à tous….. Michel.
1 février 2008 13:33
HELLO a dit…
Bonjour RITON
N'ayant pas trouvé beaucoup de temps jusqu'a présent pour te lire,
j'ai souhaité me lever de bonne heure,ce qui me donne du temps et un peu plus d'inspiration,pour ces quelques mots.je ne sais pas si j'ai le droit d'appeler ça une belle histoire,mais c'est tellement
bien conté;"preuve que j'ai du essuyer mes yeux a plusieurs reprise".Garde se courage qui te porte et compte surmoi pour t'aider
A mercredi dans ta paroisse
GROS BISOUS TOTOPH
1 février 2008 23:57
nanard a dit…
Hello boy, comment vas tu depuis mon dernier fil? Avons été très heureux d'apprendre que tu souffres moins ces derniers temps.
En ce qui concerne tes nuits, je pense que tu devrais écourter tes périodes de sieste de l'après-midi.
Facile à dire quand on n'est pas concerné. Comme promis, Mado te fera parvenir la semaine prochaine les photos qui ne nous rajeunissent pas.
Amitiés et bises à vous deux.
2 février 2008 06:54
Christophe le marin a dit…
Salut tonton riton
Bravo pour ton blog !!!
C'est très plaisant de te lire et ainsi , on t'emmene partout avec nous ....
Je t'embrasse fort
Ton neveu Christophe
3 février 2008 01:53
cmimiedevendée a dit…
essai
3 février 2008 12:14
cmimiedevendée a dit…
et bien voilà mon ptit frère , je peux enfin ajouter mes commentaires.
Pour ce soir, ce sera bref car j'ai persisté à réessayer après mes 5 tentatives infructueuses, mais qq mots ce soir, merci d'avoir démarré ton blog et d'avoir persisté à écrire au long des semaines qui passent et de nous décrire ta lutte quotidienne
qu'est ta vie depuis des années !
bravo et n'hésite pas à mettre des photos bien sur qui feront plaisir à tous ceux qui te lisent...
gros bisous
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Aimer et se savoir aimé
Mardi 29 janvier 2008
Ce matin, j'ai la pêche, presque pas malade, donc tout va bien. Les pensées sont positives, alors il est temps de parler Paradis car il occupe la moitié du titre et aussi de mon quotidien. Vais-je pouvoir transmettre ces bonnes émotions autant que les mauvaises? Je vais essayer.
En me relisant, je m'aperçois que les commentaires me procure plus de plaisir que le texte en lui-même, donc merci aux auteurs, vous avez su flatter mon égo et il n'y a pas de mal à se faire plaisir.
Côté matériel, j'ai la chance de posséder (pardon, monsieur le banquier, après vous) une petite maison avec un peu de terrain en pleine campagne et dans un petit village de Jard sur mer (vendée) où il fait si bon vivre; lorsque l'on est rural de naissance et que l'on a vécu en ville, en appartement pour les besoins du travail, c'est une véritable aubaine de pouvoir se retirer dans un endroit où la qualité de vie est exceptionnelle. J'y élève pour le plaisir, des oies, canards, poules, poulets, pigeons sans oublier Yoyo et twister nos deux chiens. Un véritable retour aux sources, étant né en ferme aux Essarts également en vendée. Ces volailles, j'y tiens car elles ont fait partie de ma thérapie. Lorsque certains jours, j'étais prostré dans mon fauteuil, n'ayant plus d'espoir, plus d'envie si ce n'est celle de partir, il me fallait quand même bouger mon derrière ne serait-ce que pour nourrir mes animaux et çà m'a beaucoup aidé à réagir. Nous avons également un niveau de vie tout à fait acceptable lorsque l'on a pas d'exigence onéreuse à satisfaire. Un toit, de la nourriture, du chauffage et une voiture pour se déplacer, bref, le bien-être de base pour vivre sans souci.
Côté sentimental, plus difficile à détailler mais que je pourrais résumer en quelques mots par "aimer et se savoir aimé". Aïe, me voilà bloqué devant mon ordi, ne sachant plus quoi dire ou plutôt comment écrire. Comment parler d'amour sans choquer? Si je veux poursuivre, je vais devoir me contenter de rester vague et d'attendre le bon moment pour me libérer. Je pense en ce moment aux deux êtres qui me sont le plus cher, mon épouse et mon fils, et qui malgré les circonstances de la vie qui font que le bonheur n'est pas toujours dans le pré, occupent pleinement mes pensées. Même si les "non dits" , les absences ou la distance peuvent faire croire à l'indifférence, ces mots non prononcés sont malgré tout ancrés et pour toujours. Sache cependant Yannik, que ton choix de vie actuelle me remplit de bonheur, j'en remercie ta compagne Vanessa, et l'arrivée d'Enzo m'a comblé et a pleinement contribué à mon paradis. Quand à toi, Mary, ma compagne de tous les instants qui partage au quotidien mes joies et mes peines, il m'est plus aisé de t'offrir ma tendresse par des actes de complicité de tous les jours.
Bien entendu, je ne vous oublie pas, vous mes amis, vous mes copains, qui m'aidez et me soutenez dans cette épreuve. Je n'ai pas besoin de vous citer nominativement, vous vous reconnaitrez.
Publié par riton à l'adresse 00:58
3 commentaires:
filoche a dit…
salut mon poto,
content de lire que tu vas mieux, tu vois,il ne peux pas y avoir que des mauvaises nouvelles !.........
pour le reste, tu peux etre certain que tes amis resteront tes amis, et ce, jusqu'a la nuit des temps
mille bisous
fil
29 janvier 2008 09:48
pachol a dit…
Quel talent!pour un gars qui dit ne pas savoir ecrire, je trouve que tu te debrouilles super bien!chapeau bas.
Je t'ai lu avec beaucoup de plaisir et d'emotions et j'ai hate de lire tes prochains chapitres.
A bientot, pour la messe hebdomadaire ou, pour une fois, j'adore jouer les "enfants de coeur"!!
Plein de bonnes choses
Pachol
30 janvier 2008 05:40
alexis a dit…
salut riton,
j'espére que tu vas bien
comme tu vois, je te passe ce mot pour te dire combien j'apprécie de te voir les mercredis avec les gars pour le rituel.
Te voir te battre comme tu le fait contre la maladie ne pourra me servir que de modéle dans ma vie plus tard.
tu positives alors que d'autres auraient des idées sombres.
je suis fiér d'etre un de tes copains , car a ton contact j'apprend beaucoup de la vie
bizou et a mercredi prochain
comme dab.
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Lundi 28 janvier 2008
Trois jours sans écrire, vendredi, hôpital pour cette fameuse scintigraphie loupée la semaine précédente.
Tout va bien, rien aux poumons, légère baisse d'activité du coeur suite à la chimio mais il y a encore de la marge. Samedi et hier, grande fatigue, nausées, diarrhées, vertige. Fatigue physique mais aussi morale, lassitude, découragement, plus envie de rien mais c'est ainsi et çà fait aussi partie de la maladie.
Merci Michel (Biniou) pour ton soutien par ton commentaire super sympa, et je sais, sincère; par ta gentillesse et surtout pour ton courage car tu mènes également ton combat quotidien. La force dont tu fais preuve ne peut que m'être bénéfique, j'aimerais posséder ta foi pour être plus fort mais hélas je suis trop cartésien pour croire. Je suis pourtant très demandeur comme certainement la plupart des malades arrivant au crépuscule de leur vie.
En octobre 2007, après avoir manqué de peu le grand voyage, j'ai ressenti très fort le besoin de me rendre à Lourdes, et bien que cette journée ne m'ai pas apporté de réponse concrète, j'ai connu un moment très fort en émotion. Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai tant pleuré ce jour là devant cette grotte, pourquoi je me suis senti si petit et humble, pourquoi je tenais tant à ramener cette médaille à deux sous que je garde précieusement depuis, comment toutes ces personnes qui m'entouraient pouvaient prier avec autant de ferveur, je ne sais pas mais j'ai pourtant fait le voeu d'y retourner chaque année. Je n'ai pas trouvé la croyance mais peut-être l'espoir en la vie?
Publié par riton à l'adresse 00:38 0 commentaires Liens vers ce message blog
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Réflexion
Jeudi 24 janvier 2008
Je viens de relire mon message d'hier, long et rasant mais je me devais de narrer ces 6 longues années afin de poursuivre ma démarche qui reste malgré tout encore bien flou. Je me suis pourtant efforcé de les résumer au maximum car bien des passages auraient mérité plus de détails, parfois cocasses, parfois dramatiques mais peut-être qu'au fil des jours, j'y reviendrai. Et oui, ces trois premiers textes constituent la fondation de mon ouvrage, il ne me reste plus qu'à exprimer mon ressenti quotidien.
Avant de commencer, merci Yann, pour ton commentaire qui m'a fait extrêmement plaisir. En effet, il y a bien des années que nous n'avons eu aucun contact et ton intervention d'hier justifie et me conforte une fois de plus dans le bien fondé de mon choix.
Un aveu, chaque jour, lorsque je me relis, j'y prends du plaisir, je me savais un peu exhibitionniste mais je me découvre narcissique. Finalement, je vais peut-être apprendre à me connaître un peu mieux. L'on dit qu'il faut souvent se remettre en question mais le fait-on?
Une foule de questions se bouscule dans ma tête. Qu'est ce que j'attends de ce blog? Evacuation de l'angoisse quotidienne? - Certainement. Le besoin de laisser une trace de mon passage? - Egalement. Régler des comptes suite à l'incompréhension de certains sur mon comportement au début de la maladie? - Je ne pense pas, involontairement, même parfois volontairement, j'ai pris des distances avec des proches qui n'ont rien compris mais avais-je pleinement conscience de mes actes. Je me souviens d'une réflexion de Maryvonne 6 mois après l'annonce de la maladie, "continue à recevoir tes copains comme tu le fais et bientôt tu n'en auras plus". Peut-être simplement satisfaire une envie de se raconter de longue date. Peut-être aussi pour remercier tous ceux qui me soutiennent quotidiennement dans ce combat. Les 3 copains qui sont passés hier soir sans t'oublier Alexis, fils de l'un d'entre eux se reconnaitront. Vous avez fait de cette visite du mercredi soir votre messe hebdomadaire car vous avez compris que j'ai besoin de votre présence pour me sentir entouré et soutenu, en plus hier soir vous m'avez rendu service mais là, vous seuls pouvez comprendre pourquoi, sic! D'ailleurs le nom du blog "tontonriton" est un petit clin d'oeil de l'époque où beaucoup de jeune jardais m'avaient attribué affectueusement ce pseudo.
Publié par riton à l'adresse 01:18
2 commentaires:
filoche a dit…
salut mon frangin,
j'ai eu tout le temps aujourd'hui de lire et relire ton blog (dos coincé,donc allongé toute la journée).
tu dois continuer à écrire, je suis vraiment sur que ça vas te faire du bien, et tu connais mon flair!!!
remarques, avec un nez gros commme ça, ça serait dommage..
je pense beaucoup à toi
mille bisous
fil
24 janvier 2008 09:43
michel-biniouman a dit…
Bonsoir riton,
Comme promis, voici ma réflexion.
Ce que je lis est très profond. Tu sais faire comprendre à ceux qui te lisent que la maladie ne s'arrête pas uniquement à un gémissement, mais aussi à de la réflexion. Réflexion terre à terre, parfois et réflexion philosophique d'autre fois.
Je me reconnais, tout petit, face à tes mots. Bien que la maladie me soit quotidienne, je vois l'avenir en bleu ; Bleu, couleur de la mer (même à Querqueville près de Cherbourg). L'avantage de cette couleur, c'est que, même si elle passe au vert ou vire au gris comme les aléas du mal et du moral, elle resplendit dans le soleil et l'espoir de l'avenir.
Riton, je suis avec toi. N'hésite pas à me rappeler si tu veux.
michel
27 janvier 2008 12:30
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Mercredi 23 janvier 2008,
Pas d'écriture hier, idées un peu trop noires, paresse ou découragement? Je ne sais! peut-être tout à la fois. Ce matin, surprise! 2 commentaires, Philippe et Delph. Quel plaisir de vous lire, mes yeux étaient tout mouillé. Merci, vous m'avez conforté dans ma démarche car je me pose beaucoup de questions. N'est-ce pas un peu impudique de se livrer publiquement, c'est quand même de l'exhibitionnisme. Mais n'est-ce pas ces soutiens que je cherche au fond même si je suis gâté en ce domaine, je reviendrai sur ce sujet ultérieurement car j'ai tellement de merci à donner, à vous qui contribuez à mon paradis.
Bien, revenons un peu en arrière, comme je l'écrivais lors de mon précédent message, j'ai véçu les 5 premières années de ma vie actuelle dans un confort relativement sympa. Presque une vie normale, j'ai pu continuer mes activités professionnelles de saisonnier au camping pendant les 6 mois de printemps été et ma vie de retraité les 6 mois d'automne hiver. Une vie enrichissante à tout point de vue, 6 mois au contact de la clientèle, des échanges de grande valeur, des rencontres très variées, j'ai beaucoup appris de part la diversité des clients, chacun m'apportant un peu plus chaque jour. Puis 6 mois de retraite paisible à satisfaire mes loisirs préférés, mes volailles, mes copains, les petits restos avec les amis, bref une vie de rêve même avec cette maladie.
Et puis vint Août 2006, pleine saison au camping, depuis quelques temps, je ressentais une douleur à l'anus et pensant à des hémoroïdes, je me contentais de passer de la pommade, hélas plus les jours passaient, plus la douleur amplifiait et le 22 Août 2006, je dû être hospitalisé d'urgence pour un abcès interne à l'anus. Je ne vais pas m'étendre sur la douleur, mais celle-ci fût bien présente pendant les 2 mois qui ont suivi. L'organisme s'étant très affaibli durant cette période, ce fourbe de crabe en a profité pour gagner du terrain. Au mois de Novembre 2006, il fallait se rendre à l'évidence, le traitement initial arrivait au terme de son efficacité. Lors de l'I.R.M, le radiologue a constaté des métastases aux lombaires, dorsales, os pubien et tout le bassin droit, je ne pouvais me déplacer sans cannes.
Une seule solution s'imposait, commencer une chimiothérapie d'urgence. J'étais pourtant contre, depuis le début, je me plaisais à dire à qui voulait l'entendre que jamais je n'accepterais un traitement par chimio mot synonyme de début de la fin et que je préfèrerais partir que subir. Seulement la douleur était tellement violente qu'il fallait faire un choix rapide ou mettre fin à la souffrance par une décision extrême mais que je refuse également par respect pour Mary. J'ai donc fait fi de mes a priori sur la chimio et ai accepté le traitement préconisé par ma cancérologue qui me suit depuis et que je remercie. 6 séances furent programmées puis 7, 8 et enfin 9. Associée aux anti-douleurs, cette chimio a quand même eu un effet positif puisque la douleur s'est estompée et j'ai pu remarcher sans l'aide de canne. Je ne m'étendrais pas sur les effets secondaires, il faut parfois accepter le mauvais pour ne pas connaître le pire.
Début juin 2007, fin du calvaire, presque plus de souffrances, beaucoup de fatigue mais résorbé par des piqures d'E.P.O, le dopage de certains sportifs et je confirme, ça vous remet sur pied, une par semaine et le tonus revient.
Quelle joie lorsque ma cancérologue m'a annoncé qu'elle m'accordait 3 mois de répit et que je pouvais reprendre le travail en mi-temps thérapeutique. Enfin, j'allais pouvoir profiter de l'été 2007, chouchouter mes clients, bref respirer la vie à plein poumons.
Hélas, la trève fut de courte durée, dès fin juin, je ne pouvais plus uriner ni aller aux toilettes pour la grande commission, pas facile à raconter cet épisode, je n'aime pas la vulgarité de Bigard mais c'est plus facile d'employer ses mots que de parler de grande commission. Je ne dormais plus, je passais plus de temps aux toilettes que dans mon lit et au boulot çà devenait de plus en plus un calvaire quotidien. Je sentais l'épuisement grandissant de jour en jour, épuisement physique et surtout moral. Ras le bol de l'hopital, de me battre, de cette souffrance omniprésente jour et nuit. Je voyais bien que mes proches se rendaient compte de mon affaiblissement mais j'avais déjà pris la résolution de ne plus faire face et laisser la maladie accomplir sa funeste besogne et clore mon destin. Seulement, la douleur devenait de plus en plus terrible et le corps se refusait à abdiquer même si l'esprit abandonnait. Jusqu'à ce matin du 19 Août 2007, oû dans un état de fatigue extrême, je dû me résoudre à demander à Mary d'aller au travail à ma place. Je savais que j'arrivais au terme du combat, j'allais enfin connaître la délivrance. Seulement, cette "putain" de douleur était là et puis est-ce l'instinct de conservation, le refus d'abandonner, ou tout simplement la peur de mourir ou la rage de vivre, je ne sais mais je trouvai quand même la force de prendre le téléphone et d'appeler Mary au secours. Aussitôt, elle déclenchât la procédure d'urgence, Toubib, SAMU et transport à l'hopital. La souffrance avait atteint son apogée et je me souviens avoir demandé à maintes reprises que l'on mette fin à ma douleur et à ma vie. Plusieurs piqures de morphine eûrent finalement raison de la douleur et je sombrai petit à petit dans une léthargie profonde, je me sentais presque bien, j'entendais les sons et les voix. Je n'avais plus peur, je savais que c'étais la fin mais je la trouvais douce et presqu'agréable, j'avais réclamé aux docteurs la présence de mon épouse, ce qui fut accordé, et de te savoir à mes côtés, chérie, pour le grand voyage me rassurait et je pouvais partir enfin en paix.
Et non, ce n'était pas le jour du départ, après des interventions dont je vous ferais grâce, le lendemain matin, j'étais toujours vivant, forcément puisque je suis encore là. J'ai passé deux semaines à l'hopital dont 10 jours sans boire et manger, c'est terrible la soif, j'avais tout de même droit à un demi verre d'eau par jour comme "traitement de confort", et bien j'affirme que l'eau même tiède c'est bon quand on a soif. Ceux qui me connaissent doivent sourire, no comment! Le petit problème, c'est que la vessie ou plutôt le système d'évacuation de l'urine ne fonctionnait plus et dans l'urgence après avoir percé le ventre l'on m'avait enfoncé une sonde dans cette vessie. Seulement cette sonde étant provisoire, il fallait en installer une permanente par le zizi, dur dur les amis, c'est horrible. Enfin depuis, je vis avec cette sonde "à demeure" comme ils disent, le plus ennuyeux, ce n'est pas de changer la poche toutes les semaines mais la sonde tous les deux mois, d'autant plus que l'urêtre étant prise, c'est affreux et ce n'est pas Sonia, ma petite infirmière préférée qui me contredira.
Malheureusement, le mal continue d'évoluer et dès le mois de Novembre, la douleur a repris le dessus. Je devais subir des rayons à l'hopital de Nantes mais après examen du scanner, il était impossible de cibler la douleur, les métastates ayant envahi tous les os. Ma cancérologue m'ayant proposé un nouveau protocole, je suis de nouveau en chimio depuis 1 mois, nouveau traitement dont les résultats demeurent encore inconnus mais j'ai au moins la satisfaction de travailler pour la recherche médicale et après ma deuxième séance, la douleur a nettement reculé, j'ai même diminué mon traitement à base de morphine de 30%.
Publié par riton à l'adresse 00:24
1 commentaires:
YANN 35 a dit…
Mon tonton Riton, nous ne nous sommes pas revus depuis bien longtemps mais à te lire je me suis senti avec toi. C'est très surprenant de te lire, ton style est vraiment agréable et il te rend très vivant ! Les artistes savent communiquer leurs émotions et l'émotion est bien passée... Que la sensibilité de ton âme soit plus forte que la douleur de ton corps.
Bien à toi,
Yann
23 janvier 2008 08:42
Posté le 11.02.2008 par tontonriton
lundi 21 janvier 2008
Avant de poursuivre, il me faut tout de même revenir au départ de la maladie. Au début de ma seconde vie, car oui, lorqu'on connait la maladie, il y a la vie d'avant et la vie d'après. Dommage de ne pas pouvoir vivre celle d'avant avec les connaissances de celle d'après.
En octobre 2001, ce sacré cancer s'est enfin déclaré. Je dis enfin car cela faisait déjà 3 ans que j'étais en "suspicion de cancer". Il a quand même fallu 6 biopsies (prélèvements de prostate) de 8 prélèvements chacune (6 sans anesthésie) avant la déclaration officielle de tumeur maligne.
L'annonce provoque tout de même un bon coup de massue même si au fond, nous nous en doutions. Je dis nous car je me dois d'unir Maryvonne, mon épouse, associée à 100% à mon parcours. Mais je reviendrai sur ton soutien plus tard car tu es l'essentiel de mon paradis.
Cette nouvelle, malgré tout nous soulageait quelque part car nous pouvions enfin nous battre contre un adversaire connu. Le programme fixé par le Docteur Bourdon, spécialiste urologue était l'ablation de la prostate. Pas facile à accepter à 48 ans quand on connait les revers de médaille (incontinence, impuissance) mais malgré tout, il fallait s'y résoudre.
Auparavant, je devais subir un scintigraphie osseuse, examen de routine effectué au préalable. Ce qui fut fait le mois suivant, et paf, le radiologue découvre une tache au niveau de la colonne. Nouvelle inquiétude mais rapidement pondéré par le Docteur qui ne la voyait pas fixé donc probablement due à un accident ou de l'arthrose et un IRM programmé au mois de janvier 2002 devait pouvoir nous rassurer afin de passer à l'étape suivante.
Malheureusement, cet examen qui était censé nous rassurer fut le départ de mon enfer car cette tache était bien fixée et s'apparentait bien à une métastase osseuse, ce qui fut confirmé en février 2002 par le spécialiste, le docteur Bourdon. Hélas, l'abblation n'était plus envisageable puisque le mal avait débordé et commençait déjà à ronger les os. Difficile d'expliquer ce que l'on ressent à ce moment là, seuls les personnes ayant vécu ce moment peuvent comprendre. Pour résumer, on a l'impression de se noyer.
Après cette nouvelle, je me souviens être allé au restaurant chinois avec Maryvonne. C'était le départ de notre nouvelle vie.
Pour tenter d'enrayer la progression, j'ai été soigné par Androcure, traitement provisoire pouvant ralentir le processus du développement de la maladie. Qui dit Androcure dit castration chimique donc réapprendre à vivre en couple sans ces moments d'intimité indispensable à la bonne marche d'une vie de tous les jours. Pour moi, ce fut relativement simple car ce traitement éliminait également les désirs mais le conjoint n'est pas traité et doit vivre une vie d'abstinence avec un malade ayant parfois des rejets de tout ce qui peut toucher à l'intimité. Là encore, bravo Mary car tu as été à la hauteur.
En avril, j'ai pu malgré tout reprendre mon travail comme saisonnier au camping "Le bosquet" à Jard sur mer et j'en profite pour remercier Philippe et Delphine, mes patrons mais avant tout mes amis.
En fait, ce traitement fut des plus géniaux puisqu'à part une prise d'une bonne quinzaine de cachets quotidiennement, une piqure toutes les 12 semaines et une aide respiratoire par inhalation le soir, j'ai pu vivre un confort de vie qui a duré 5 ans.
Avec Mary, nous avons eu le temps de nous adapter à notre nouvelle vie, apprendre à nous aimer différemment et surtout vivre presque normalement, du moins jusqu'en Août 2006, début d'une nouvelle galère qui fera l'objet d'un prochain message.
Publié par riton à l'adresse 01:08
2 commentaires:
Delphine a dit…
Je ne te connaissais pas ces talents d'écrivain...je suis abasourdie. J'aurai cependant préféré les découvrir dans d'autres circonstances. Je trouve ton intitiative courageuse, cela va sans aucun doute nous aider à mieux comprendre et donc à mieux te soutenir dans ces moments difficiles. Gros bisous d'amour. Delph.
22 janvier 2008 10:26
filoche a dit…
mon frangin,père spirituel et grand ami,
(et oui,tout ça en meme temps et meme encore +)
malgré le fait que je sois au courant de presque tout tes malheurs, la lecture de ton blog m'a retourné.
tu dis que tu n'as pas de talent pour l'écriture, et bien pour une fois , je ne suis pas d'accord avec toi!...
je souhaite de tout mon coeur que ce blog soit un exutoire pour toi,et qu'il t'aides à envoyer au diable cette putain de maladie.
saches en tous cas que tu est quelqu'un de très fort et capable de tout...
surtout, continues à te battre, tu doit gagner!
je t'aime
fil
22 janvier 2008 10:54
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Posté le 11.02.2008 par tontonriton
Dimanche 20 janvier 2008,
J'ai passé toute la nuit à réfléchir sur ce que j'allais écrire et maintenant je ne sais par où commencer. J'ai pourtant très envie de me raconter, surtout un grand besoin d'évacuer toutes ses pensées négatives et aussi positives qui se bousculent dans ma tête.
En premier lieu, pourquoi ai-je intitulé mon blog enfer et paradis?
Paradis : j'ai la chance d'avoir un chez moi, de pouvoir manger à souhait, du terrain pour regarder s'ébattre mes canards, oies, poulets, poules, pigeons sans oublier les deux chiens. En fait, une petite vie banale mais lorsque l'on a un nouveau regard, je me considère au paradis mais nous y reviendrons plus tard.
Enfer : je suis en phase terminale d'un cancer qui a été déclaré il y a maintenant 6 ans et qui s'aggrave de plus en plus.
Pourquoi cette envie de se raconter ? Il y a 4 jours, lors d'un examen médical, une scintigraphie du coeur et des poumons, j'ai entendu l'infirmière dire à sa collègue qu'il fallait refaire l'examen car il y avait des taches sur les poumons. En fait, lors de l'injection des produits permettant la vision des organes précités, il y a eu erreur et un des produit injectés était celui de la scintigraphie osseuse, Bien entendu, toutes les métastases osseuses sont ressorties entrainant une erreur de diagnostic. Mais cette simple phrase prononcée a déclenché un ouragan dans ma tête et m'a fait renouer ces liens avec la mort. Même si je sais que mon avenir est très compromis, j'ai besoin de vivre avec l'espoir que ça peut encore durer quelques mois et pourquoi pas deux ou trois petites années.
Ouf, j'ai posé les bases. Pas facile finalement de se raconter. Je regrette de ne pas avoir la plume facile car j'aurais vraiment aimé écrire. Il est plus aisé de se livrer derrière un écran que de parler ou d'exprimer ses ressentis face à un interlocuteur.
Combien de temps vais-je continuer à écrire? Je ne sais, depuis mon adolescence, ce doit être la dixième tentative et à chaque fois je me lasse au bout de quelques jours. Ah, au fait, je vais sur ma 55ème année.
Publié par riton à l'adresse 01:57 0 commentaires Liens vers ce message blog