Publié le 11/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Réflexion
Jeudi 24 janvier 2008
Je viens de relire mon message d'hier, long et rasant mais je me devais de narrer ces 6 longues années afin de poursuivre ma démarche qui reste malgré tout encore bien flou. Je me suis pourtant efforcé de les résumer au maximum car bien des passages auraient mérité plus de détails, parfois cocasses, parfois dramatiques mais peut-être qu'au fil des jours, j'y reviendrai. Et oui, ces trois premiers textes constituent la fondation de mon ouvrage, il ne me reste plus qu'à exprimer mon ressenti quotidien.
Avant de commencer, merci Yann, pour ton commentaire qui m'a fait extrêmement plaisir. En effet, il y a bien des années que nous n'avons eu aucun contact et ton intervention d'hier justifie et me conforte une fois de plus dans le bien fondé de mon choix.
Un aveu, chaque jour, lorsque je me relis, j'y prends du plaisir, je me savais un peu exhibitionniste mais je me découvre narcissique. Finalement, je vais peut-être apprendre à me connaître un peu mieux. L'on dit qu'il faut souvent se remettre en question mais le fait-on?
Une foule de questions se bouscule dans ma tête. Qu'est ce que j'attends de ce blog? Evacuation de l'angoisse quotidienne? - Certainement. Le besoin de laisser une trace de mon passage? - Egalement. Régler des comptes suite à l'incompréhension de certains sur mon comportement au début de la maladie? - Je ne pense pas, involontairement, même parfois volontairement, j'ai pris des distances avec des proches qui n'ont rien compris mais avais-je pleinement conscience de mes actes. Je me souviens d'une réflexion de Maryvonne 6 mois après l'annonce de la maladie, "continue à recevoir tes copains comme tu le fais et bientôt tu n'en auras plus". Peut-être simplement satisfaire une envie de se raconter de longue date. Peut-être aussi pour remercier tous ceux qui me soutiennent quotidiennement dans ce combat. Les 3 copains qui sont passés hier soir sans t'oublier Alexis, fils de l'un d'entre eux se reconnaitront. Vous avez fait de cette visite du mercredi soir votre messe hebdomadaire car vous avez compris que j'ai besoin de votre présence pour me sentir entouré et soutenu, en plus hier soir vous m'avez rendu service mais là, vous seuls pouvez comprendre pourquoi, sic! D'ailleurs le nom du blog "tontonriton" est un petit clin d'oeil de l'époque où beaucoup de jeune jardais m'avaient attribué affectueusement ce pseudo.
Publié par riton à l'adresse 01:18
2 commentaires:
filoche a dit…
salut mon frangin,
j'ai eu tout le temps aujourd'hui de lire et relire ton blog (dos coincé,donc allongé toute la journée).
tu dois continuer à écrire, je suis vraiment sur que ça vas te faire du bien, et tu connais mon flair!!!
remarques, avec un nez gros commme ça, ça serait dommage..
je pense beaucoup à toi
mille bisous
fil
24 janvier 2008 09:43
michel-biniouman a dit…
Bonsoir riton,
Comme promis, voici ma réflexion.
Ce que je lis est très profond. Tu sais faire comprendre à ceux qui te lisent que la maladie ne s'arrête pas uniquement à un gémissement, mais aussi à de la réflexion. Réflexion terre à terre, parfois et réflexion philosophique d'autre fois.
Je me reconnais, tout petit, face à tes mots. Bien que la maladie me soit quotidienne, je vois l'avenir en bleu ; Bleu, couleur de la mer (même à Querqueville près de Cherbourg). L'avantage de cette couleur, c'est que, même si elle passe au vert ou vire au gris comme les aléas du mal et du moral, elle resplendit dans le soleil et l'espoir de l'avenir.
Riton, je suis avec toi. N'hésite pas à me rappeler si tu veux.
michel
27 janvier 2008 12:30
Publié le 11/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Mercredi 23 janvier 2008,
Pas d'écriture hier, idées un peu trop noires, paresse ou découragement? Je ne sais! peut-être tout à la fois. Ce matin, surprise! 2 commentaires, Philippe et Delph. Quel plaisir de vous lire, mes yeux étaient tout mouillé. Merci, vous m'avez conforté dans ma démarche car je me pose beaucoup de questions. N'est-ce pas un peu impudique de se livrer publiquement, c'est quand même de l'exhibitionnisme. Mais n'est-ce pas ces soutiens que je cherche au fond même si je suis gâté en ce domaine, je reviendrai sur ce sujet ultérieurement car j'ai tellement de merci à donner, à vous qui contribuez à mon paradis.
Bien, revenons un peu en arrière, comme je l'écrivais lors de mon précédent message, j'ai véçu les 5 premières années de ma vie actuelle dans un confort relativement sympa. Presque une vie normale, j'ai pu continuer mes activités professionnelles de saisonnier au camping pendant les 6 mois de printemps été et ma vie de retraité les 6 mois d'automne hiver. Une vie enrichissante à tout point de vue, 6 mois au contact de la clientèle, des échanges de grande valeur, des rencontres très variées, j'ai beaucoup appris de part la diversité des clients, chacun m'apportant un peu plus chaque jour. Puis 6 mois de retraite paisible à satisfaire mes loisirs préférés, mes volailles, mes copains, les petits restos avec les amis, bref une vie de rêve même avec cette maladie.
Et puis vint Août 2006, pleine saison au camping, depuis quelques temps, je ressentais une douleur à l'anus et pensant à des hémoroïdes, je me contentais de passer de la pommade, hélas plus les jours passaient, plus la douleur amplifiait et le 22 Août 2006, je dû être hospitalisé d'urgence pour un abcès interne à l'anus. Je ne vais pas m'étendre sur la douleur, mais celle-ci fût bien présente pendant les 2 mois qui ont suivi. L'organisme s'étant très affaibli durant cette période, ce fourbe de crabe en a profité pour gagner du terrain. Au mois de Novembre 2006, il fallait se rendre à l'évidence, le traitement initial arrivait au terme de son efficacité. Lors de l'I.R.M, le radiologue a constaté des métastases aux lombaires, dorsales, os pubien et tout le bassin droit, je ne pouvais me déplacer sans cannes.
Une seule solution s'imposait, commencer une chimiothérapie d'urgence. J'étais pourtant contre, depuis le début, je me plaisais à dire à qui voulait l'entendre que jamais je n'accepterais un traitement par chimio mot synonyme de début de la fin et que je préfèrerais partir que subir. Seulement la douleur était tellement violente qu'il fallait faire un choix rapide ou mettre fin à la souffrance par une décision extrême mais que je refuse également par respect pour Mary. J'ai donc fait fi de mes a priori sur la chimio et ai accepté le traitement préconisé par ma cancérologue qui me suit depuis et que je remercie. 6 séances furent programmées puis 7, 8 et enfin 9. Associée aux anti-douleurs, cette chimio a quand même eu un effet positif puisque la douleur s'est estompée et j'ai pu remarcher sans l'aide de canne. Je ne m'étendrais pas sur les effets secondaires, il faut parfois accepter le mauvais pour ne pas connaître le pire.
Début juin 2007, fin du calvaire, presque plus de souffrances, beaucoup de fatigue mais résorbé par des piqures d'E.P.O, le dopage de certains sportifs et je confirme, ça vous remet sur pied, une par semaine et le tonus revient.
Quelle joie lorsque ma cancérologue m'a annoncé qu'elle m'accordait 3 mois de répit et que je pouvais reprendre le travail en mi-temps thérapeutique. Enfin, j'allais pouvoir profiter de l'été 2007, chouchouter mes clients, bref respirer la vie à plein poumons.
Hélas, la trève fut de courte durée, dès fin juin, je ne pouvais plus uriner ni aller aux toilettes pour la grande commission, pas facile à raconter cet épisode, je n'aime pas la vulgarité de Bigard mais c'est plus facile d'employer ses mots que de parler de grande commission. Je ne dormais plus, je passais plus de temps aux toilettes que dans mon lit et au boulot çà devenait de plus en plus un calvaire quotidien. Je sentais l'épuisement grandissant de jour en jour, épuisement physique et surtout moral. Ras le bol de l'hopital, de me battre, de cette souffrance omniprésente jour et nuit. Je voyais bien que mes proches se rendaient compte de mon affaiblissement mais j'avais déjà pris la résolution de ne plus faire face et laisser la maladie accomplir sa funeste besogne et clore mon destin. Seulement, la douleur devenait de plus en plus terrible et le corps se refusait à abdiquer même si l'esprit abandonnait. Jusqu'à ce matin du 19 Août 2007, oû dans un état de fatigue extrême, je dû me résoudre à demander à Mary d'aller au travail à ma place. Je savais que j'arrivais au terme du combat, j'allais enfin connaître la délivrance. Seulement, cette "putain" de douleur était là et puis est-ce l'instinct de conservation, le refus d'abandonner, ou tout simplement la peur de mourir ou la rage de vivre, je ne sais mais je trouvai quand même la force de prendre le téléphone et d'appeler Mary au secours. Aussitôt, elle déclenchât la procédure d'urgence, Toubib, SAMU et transport à l'hopital. La souffrance avait atteint son apogée et je me souviens avoir demandé à maintes reprises que l'on mette fin à ma douleur et à ma vie. Plusieurs piqures de morphine eûrent finalement raison de la douleur et je sombrai petit à petit dans une léthargie profonde, je me sentais presque bien, j'entendais les sons et les voix. Je n'avais plus peur, je savais que c'étais la fin mais je la trouvais douce et presqu'agréable, j'avais réclamé aux docteurs la présence de mon épouse, ce qui fut accordé, et de te savoir à mes côtés, chérie, pour le grand voyage me rassurait et je pouvais partir enfin en paix.
Et non, ce n'était pas le jour du départ, après des interventions dont je vous ferais grâce, le lendemain matin, j'étais toujours vivant, forcément puisque je suis encore là. J'ai passé deux semaines à l'hopital dont 10 jours sans boire et manger, c'est terrible la soif, j'avais tout de même droit à un demi verre d'eau par jour comme "traitement de confort", et bien j'affirme que l'eau même tiède c'est bon quand on a soif. Ceux qui me connaissent doivent sourire, no comment! Le petit problème, c'est que la vessie ou plutôt le système d'évacuation de l'urine ne fonctionnait plus et dans l'urgence après avoir percé le ventre l'on m'avait enfoncé une sonde dans cette vessie. Seulement cette sonde étant provisoire, il fallait en installer une permanente par le zizi, dur dur les amis, c'est horrible. Enfin depuis, je vis avec cette sonde "à demeure" comme ils disent, le plus ennuyeux, ce n'est pas de changer la poche toutes les semaines mais la sonde tous les deux mois, d'autant plus que l'urêtre étant prise, c'est affreux et ce n'est pas Sonia, ma petite infirmière préférée qui me contredira.
Malheureusement, le mal continue d'évoluer et dès le mois de Novembre, la douleur a repris le dessus. Je devais subir des rayons à l'hopital de Nantes mais après examen du scanner, il était impossible de cibler la douleur, les métastates ayant envahi tous les os. Ma cancérologue m'ayant proposé un nouveau protocole, je suis de nouveau en chimio depuis 1 mois, nouveau traitement dont les résultats demeurent encore inconnus mais j'ai au moins la satisfaction de travailler pour la recherche médicale et après ma deuxième séance, la douleur a nettement reculé, j'ai même diminué mon traitement à base de morphine de 30%.
Publié par riton à l'adresse 00:24
1 commentaires:
YANN 35 a dit…
Mon tonton Riton, nous ne nous sommes pas revus depuis bien longtemps mais à te lire je me suis senti avec toi. C'est très surprenant de te lire, ton style est vraiment agréable et il te rend très vivant ! Les artistes savent communiquer leurs émotions et l'émotion est bien passée... Que la sensibilité de ton âme soit plus forte que la douleur de ton corps.
Bien à toi,
Yann
23 janvier 2008 08:42
Publié le 11/02/2008 à 12:00 par tontonriton
lundi 21 janvier 2008
Avant de poursuivre, il me faut tout de même revenir au départ de la maladie. Au début de ma seconde vie, car oui, lorqu'on connait la maladie, il y a la vie d'avant et la vie d'après. Dommage de ne pas pouvoir vivre celle d'avant avec les connaissances de celle d'après.
En octobre 2001, ce sacré cancer s'est enfin déclaré. Je dis enfin car cela faisait déjà 3 ans que j'étais en "suspicion de cancer". Il a quand même fallu 6 biopsies (prélèvements de prostate) de 8 prélèvements chacune (6 sans anesthésie) avant la déclaration officielle de tumeur maligne.
L'annonce provoque tout de même un bon coup de massue même si au fond, nous nous en doutions. Je dis nous car je me dois d'unir Maryvonne, mon épouse, associée à 100% à mon parcours. Mais je reviendrai sur ton soutien plus tard car tu es l'essentiel de mon paradis.
Cette nouvelle, malgré tout nous soulageait quelque part car nous pouvions enfin nous battre contre un adversaire connu. Le programme fixé par le Docteur Bourdon, spécialiste urologue était l'ablation de la prostate. Pas facile à accepter à 48 ans quand on connait les revers de médaille (incontinence, impuissance) mais malgré tout, il fallait s'y résoudre.
Auparavant, je devais subir un scintigraphie osseuse, examen de routine effectué au préalable. Ce qui fut fait le mois suivant, et paf, le radiologue découvre une tache au niveau de la colonne. Nouvelle inquiétude mais rapidement pondéré par le Docteur qui ne la voyait pas fixé donc probablement due à un accident ou de l'arthrose et un IRM programmé au mois de janvier 2002 devait pouvoir nous rassurer afin de passer à l'étape suivante.
Malheureusement, cet examen qui était censé nous rassurer fut le départ de mon enfer car cette tache était bien fixée et s'apparentait bien à une métastase osseuse, ce qui fut confirmé en février 2002 par le spécialiste, le docteur Bourdon. Hélas, l'abblation n'était plus envisageable puisque le mal avait débordé et commençait déjà à ronger les os. Difficile d'expliquer ce que l'on ressent à ce moment là, seuls les personnes ayant vécu ce moment peuvent comprendre. Pour résumer, on a l'impression de se noyer.
Après cette nouvelle, je me souviens être allé au restaurant chinois avec Maryvonne. C'était le départ de notre nouvelle vie.
Pour tenter d'enrayer la progression, j'ai été soigné par Androcure, traitement provisoire pouvant ralentir le processus du développement de la maladie. Qui dit Androcure dit castration chimique donc réapprendre à vivre en couple sans ces moments d'intimité indispensable à la bonne marche d'une vie de tous les jours. Pour moi, ce fut relativement simple car ce traitement éliminait également les désirs mais le conjoint n'est pas traité et doit vivre une vie d'abstinence avec un malade ayant parfois des rejets de tout ce qui peut toucher à l'intimité. Là encore, bravo Mary car tu as été à la hauteur.
En avril, j'ai pu malgré tout reprendre mon travail comme saisonnier au camping "Le bosquet" à Jard sur mer et j'en profite pour remercier Philippe et Delphine, mes patrons mais avant tout mes amis.
En fait, ce traitement fut des plus géniaux puisqu'à part une prise d'une bonne quinzaine de cachets quotidiennement, une piqure toutes les 12 semaines et une aide respiratoire par inhalation le soir, j'ai pu vivre un confort de vie qui a duré 5 ans.
Avec Mary, nous avons eu le temps de nous adapter à notre nouvelle vie, apprendre à nous aimer différemment et surtout vivre presque normalement, du moins jusqu'en Août 2006, début d'une nouvelle galère qui fera l'objet d'un prochain message.
Publié par riton à l'adresse 01:08
2 commentaires:
Delphine a dit…
Je ne te connaissais pas ces talents d'écrivain...je suis abasourdie. J'aurai cependant préféré les découvrir dans d'autres circonstances. Je trouve ton intitiative courageuse, cela va sans aucun doute nous aider à mieux comprendre et donc à mieux te soutenir dans ces moments difficiles. Gros bisous d'amour. Delph.
22 janvier 2008 10:26
filoche a dit…
mon frangin,père spirituel et grand ami,
(et oui,tout ça en meme temps et meme encore +)
malgré le fait que je sois au courant de presque tout tes malheurs, la lecture de ton blog m'a retourné.
tu dis que tu n'as pas de talent pour l'écriture, et bien pour une fois , je ne suis pas d'accord avec toi!...
je souhaite de tout mon coeur que ce blog soit un exutoire pour toi,et qu'il t'aides à envoyer au diable cette putain de maladie.
saches en tous cas que tu est quelqu'un de très fort et capable de tout...
surtout, continues à te battre, tu doit gagner!
je t'aime
fil
22 janvier 2008 10:54
Enregistrer un commentaire
Publié le 11/02/2008 à 12:00 par tontonriton
Dimanche 20 janvier 2008,
J'ai passé toute la nuit à réfléchir sur ce que j'allais écrire et maintenant je ne sais par où commencer. J'ai pourtant très envie de me raconter, surtout un grand besoin d'évacuer toutes ses pensées négatives et aussi positives qui se bousculent dans ma tête.
En premier lieu, pourquoi ai-je intitulé mon blog enfer et paradis?
Paradis : j'ai la chance d'avoir un chez moi, de pouvoir manger à souhait, du terrain pour regarder s'ébattre mes canards, oies, poulets, poules, pigeons sans oublier les deux chiens. En fait, une petite vie banale mais lorsque l'on a un nouveau regard, je me considère au paradis mais nous y reviendrons plus tard.
Enfer : je suis en phase terminale d'un cancer qui a été déclaré il y a maintenant 6 ans et qui s'aggrave de plus en plus.
Pourquoi cette envie de se raconter ? Il y a 4 jours, lors d'un examen médical, une scintigraphie du coeur et des poumons, j'ai entendu l'infirmière dire à sa collègue qu'il fallait refaire l'examen car il y avait des taches sur les poumons. En fait, lors de l'injection des produits permettant la vision des organes précités, il y a eu erreur et un des produit injectés était celui de la scintigraphie osseuse, Bien entendu, toutes les métastases osseuses sont ressorties entrainant une erreur de diagnostic. Mais cette simple phrase prononcée a déclenché un ouragan dans ma tête et m'a fait renouer ces liens avec la mort. Même si je sais que mon avenir est très compromis, j'ai besoin de vivre avec l'espoir que ça peut encore durer quelques mois et pourquoi pas deux ou trois petites années.
Ouf, j'ai posé les bases. Pas facile finalement de se raconter. Je regrette de ne pas avoir la plume facile car j'aurais vraiment aimé écrire. Il est plus aisé de se livrer derrière un écran que de parler ou d'exprimer ses ressentis face à un interlocuteur.
Combien de temps vais-je continuer à écrire? Je ne sais, depuis mon adolescence, ce doit être la dixième tentative et à chaque fois je me lasse au bout de quelques jours. Ah, au fait, je vais sur ma 55ème année.
Publié par riton à l'adresse 01:57 0 commentaires Liens vers ce message blog